Samedi 12 octobre 2019

Dignité (Matthieu 22,1-14 )


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La notion et le terme de dignité ont perdu de nos jours l'importance que nos ancêtres y attachaient. Cependant la littérature mondiale nous offre de multiples exemples d'êtres torturés par leur sentiment d'indignité, ou par la peur de déroger à leur rang ou à leurs convictions en accomplissant ou n’en accomplissant pas certains actes. Est déclaré digne celui qui mérite l'estime et qui a en même temps le respect de soi-même. Etonnamment, cette question revient souvent dans les entretiens que je conduis dans le cadre de l'aumônerie des prisons où je découvre des êtres qui prennent conscience du mal qu'ils ont fait, mais qui refusent de voir leur être profond se réduire à ce mal commis. Ce sursaut d'une dignité offensée constitue la première étape d'un possible relèvement. Comme l'écrivait Wilfred Monod: «Pécher est, pour ainsi dire, la prérogative de l'homme et la marque de sa grandeur; lui seul peut murmurer: «J'ai péché!»parce que lui seul peut s'écrier: «Mon Dieu!» L'essentiel se joue dans le fait d'être à la hauteur de l'invitation reçue. Poser la question de notre dignité signifie s'interroger sur le désaccord qui existe entre notre existence et le principe de notre être, parce que nous sommes confrontés en Jésus-Christ à la révélation d'une humanité qui correspond aux attentes de Dieu.

Yvan Bourquin

Prière: Achevez, ô mon Dieu, les bons mouvements que vous me donnez. Soyez-en la fin comme vous en êtes le principe. Couronnez vos propres dons. (Blaise Pascal)  

Référence biblique : Matthieu 22, 1 - 14

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